Der Bomben-Bedarf der Militärkoalition im Jemen ist groß. Bis Ende 2017 haben die Saudis und ihre Verbündeten mehr als 15.000 Luftschläge ausgeführt. Fast ein Drittel traf nach Auswertung internationaler Experten zivile Ziele.

 

      Ein Krieg, an dem auch viele Kleinanleger verdienen über Fonds und Aktien des größten deutschen Rüstungskonzerns. Der sich unabhängig von deutschen Regeln macht. Der in Ländern mit weniger strengen Exportregeln produziert, um auch in Krisenregionen sein Munitionsarsenal problemlos zu verkaufen. Müssen Politik und Gesellschaft dies in Zeiten der Globalisierung einfach hinnehmen? Nein, müssen sie nicht.

 

 

      Der wissenschaftliche Dienst des Bundestags hat vor kurzem festgestellt: Ein Gesetz könnte festschreiben, dass deutschen Behörde ihre Zustimmung erteilen müssen, wenn Deutsche im Ausland Rüstungsgüter mitentwickeln oder produzieren. Dies würde derartige Geschäfte zumindest erschweren. Doch das ist derzeit im Bundestag wohl nicht mehrheitsfähig. Der Skandal ist, dass diese Geschäfte von Rheinmetall bisher völlig legal sind. Und das in einem Land, das seine hehren Grundsätze so hoch hält wie kaum ein anderes.

      Le besoin en bombes de la coalition militaire du Yémen est important. Jusqu'à la fin de l'année 2017, les Saoudiens et leurs alliés ont mené plus de 15 000 frappes aériennes. D'après l'évaluation d'experts internationaux, près d'un tiers d'entre elles ont touché des cibles civiles.

 

      Une guerre dont tirent aussi profit de nombreux petits investisseurs via les fonds et les actions de la plus grande entreprise d'armement allemande. Qui s'affranchit des règles allemandes. Qui produit dans des pays aux règles d'exportation moins sévères pour vendre sans états d’âme (traduction du réviseur) son arsenal de munitions aux régions en crise. À l'ère de la mondialisation, le politique et la société doivent-elles l'accepter sans réagir ? Non, elles n'y sont pas obligées.

 

      Le service économique du Conseil fédéral a récemment constaté : Une loi pourrait stipuler que les autorités allemandes doivent donner leur consentement à ce que des Allemands produisent ou participent au développement d'armes à l'étranger. Au moins, cette loi compliquerait les transactions de cette nature. Au Parlement fédéral, elle n'est cependant pas encore en mesure de rallier la majorité. Il est scandaleux que ces transactions de Rheinmetall restent jusqu'à présent parfaitement légales. Et ce dans un pays qui brandit ses grands principes avec une ardeur particulière.